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Quelle quantité de glace peut-on encore manger sans risque ?

Temps de lecture: 7 min

Quelle quantité de glace peut-on encore manger sans risque ?

Dès que les températures remontent, de nombreux enfants réclament des glaces tous les jours . Pour les parents, c'est souvent le début d'un dilemme entre les plaisirs de l'été et la mauvaise conscience. Voici ce qu'en dit notre experte en nutrition.
Texte : Wina Fontana

Photo : Getty Images

En collaboration avec Betty Bossi

L'après-midi à la piscine en plein air a été long et bruyant. Les serviettes sont humides, les cheveux sentent le chlore et, à la sortie, l'enfant s'arrête comme par hasard devant le kiosque. « Je peux avoir encore une glace ? » Ce n'est bien sûr pas la première fois cette semaine.

Beaucoup de parents connaissent ce moment. On ne veut pas passer l'été à dire « non » sans arrêt. Mais en même temps, une petite voix intérieure nous met en garde : « Encore ? Est-ce que c'est acceptable ? Faudrait-il être plus strict ? »

En été, le quotidien change : plus de sorties, plus de situations spontanées, plus d'ambiance de vacances. Cela modifie également les habitudes alimentaires. L'essentiel est de trouver un équilibre qui permette de profiter pleinement tout en donnant des repères.

La glace n'est pas seulement un aliment, mais souvent un petit rituel.

Quand la glace est sur toutes les lèvres

La glace fait partie intégrante de la piscine en plein air, de l'aire de jeux et du retour à la maison après une chaude journée d'école. Ce n'est pas seulement un aliment, mais souvent un petit rituel. De plus, la glace est bien visible : au kiosque, dans les mains des enfants, dans le congélateur.

Il ne faut pas interpréter cette fréquence comme un manque de discipline. Les enfants ne réclament pas sans cesse des glaces parce qu'ils sont « accros au sucre », mais parce que l'été offre de nombreuses occasions de les déguster – et que c'est une activité rafraîchissante, sucrée et conviviale.

Au juste, quelle quantité de sucré peut-on consommer sans risque ?

La réponse honnête est la suivante : cela dépend. Une seule glace ne permet pas de se faire une idée précise de l'alimentation d'un enfant. C'est le tableau d'ensemble qui est déterminant : des repas réguliers, des aliments rassasiants et l'eau comme boisson de base.

Le problème se pose plutôt lorsque les sucreries remplacent d'autres repas – c'est-à-dire lorsque, à force de manger de la glace, on n'a plus faim pour le goûter ou qu'on y ajoute sans cesse des boissons sucrées. Un sirop par-ci, un thé glacé par-là et encore une boisson sucrée dans la salle de bains peuvent, au quotidien, avoir un impact plus important que la glace elle-même.

Ce qui compte vraiment

Toutes les glaces n'ont pas la même composition. Les sorbets et les glaces aux fruits semblent souvent plus légers, mais contiennent fréquemment beaucoup de sucre. Les glaces végétaliennes ne sont pas non plus automatiquement plus saines : le fait qu'elles soient à base de plantes ne dit rien sur leur teneur en sucre. En l'absence de crème, on utilise parfois du sucre, des concentrés de jus de fruits ou du sirop pour compenser.

On ne peut pas affirmer de manière générale si le sucre ou les matières grasses sont «pires». Pour les familles, la taille des portions et la fréquence de consommation sont généralement plus importantes que la question de savoir si une glace est végane, fruitée ou onctueuse. Si l'on souhaite comparer, il vaut mieux se baser sur la portion, et pas seulement sur 100 grammes. Au quotidien, une petite glace à la crème peut avoir moins d'impact qu'un grand sorbet ou un pot garni de nappages.

Le quotidien plutôt que l'idéal

Une alimentation saine repose rarement sur des choix individuels « parfaits ». Surtout pas en été. Il est plus utile de s'appuyer sur quelques principes de base : des repas réguliers, des collations rassasiantes et l'eau comme boisson de prédilection. Une collation avant d'aller à la piscine en plein air peut éviter que la glace ne devienne un repas de secours. Il ne s'agit pas de « d'abord manger sain, puis manger une glace », mais plutôt de faire la distinction entre la faim et le plaisir.

Définir au préalable le cadre

Beaucoup de parents oscillent entre deux extrêmes : rester aussi stricts que possible ou, à un moment donné, laisser faire. Les deux attitudes sont épuisantes. Les interdictions strictes rendent souvent les glaces encore plus attrayantes. En même temps, les enfants ont besoin de repères. Ils ne peuvent pas décider seuls à quelle fréquence et à quel moment ils ont droit à des sucreries. Cette responsabilité incombe aux adultes.

Les enfants choisissent souvent en fonction de la taille, de la couleur ou de l'emballage, et non en fonction de leur faim.

C'est justement devant le congélateur qu'une petite décision peut rapidement se transformer en débat de fond. Les enfants choisissent souvent en fonction de la taille, de la couleur ou de l'emballage, et non en fonction de leur faim. C'est pourquoi il est utile de fixer des limites à l'avance : « Aujourd'hui, on prend une petite glace » ou « Tu peux choisir parmi ces trois parfums ».

À la maison aussi, une règle simple peut faciliter les choses. Certaines familles achètent délibérément des portions individuelles pour le congélateur et réservent les grandes glaces vendues en kiosque pour les sorties. D'autres décident que la glace est servie après le goûter ou certains jours précis. De tels rituels allègent la pression. L'enfant sait à quoi s'en tenir et les parents n'ont pas à renégocier à chaque fois.

Quelles sont les alternatives envisageables ?

Toutes les « glaces saines » ne sont pas forcément meilleures. Certains produits donnent simplement l'impression d'être plus sains parce que leur emballage est moins coloré ou qu'ils mettent en avant la présence de fruits. L'essentiel reste de savoir : qu'est-ce qui convient à la situation et qu'est-ce qui plaît aux papilles ?

Les bonnes alternatives peuvent être toutes simples : des baies surgelées accompagnées de yaourt nature, une glace maison à base de yaourt et de fruits – ou tout simplement une portion plus petite. L'important, c'est que ces alternatives ne soient pas perçues comme une punition. La pastèque, c'est délicieux, mais ce n'est pas la même chose que de la glace.

Il ne faut pas en faire tout un drame. Pour beaucoup d'enfants, la glace fait partie de l'été au même titre que les serviettes de bain mouillées, les sandales pleines de petits cailloux et les doigts collants. L'essentiel n'est pas de savoir s'il y a quelques moments de plaisir. L'essentiel, c'est qu'il y ait suffisamment de vie quotidienne à côté : de l'eau, des repas réguliers, des aliments rassasiants et une approche détendue des petits plaisirs.  

6 conseils pour déguster une glace avec plaisir

  1. Décider avant d'arriver au kiosque : convenir à l'avance si ce sera une petite glace aujourd'hui ou quel choix est possible. Cela évite les négociations devant le congélateur.
  2. Choisir ses portions avec soin : des mini-glaces à la maison, et les glaces plus grandes plutôt comme un petit plaisir occasionnel à l'extérieur.
  3. Ne vous laissez pas tromper par l'image « saine » de ces produits : « végétalien », « fruité » ou « naturel » ne signifie pas automatiquement « pauvre en sucre ».
  4. Il faut d'abord prendre la faim au sérieux : quand on a vraiment faim, il faut manger quelque chose de copieux. Ensuite, on peut se faire plaisir avec une glace.
  5. Avoir de l'eau à portée de main : en été, les boissonssucrées ont souvent plus d'impact que les glaces.
  6. Ne pas faire de la glace un sujet récurrent : une règle familiale claire est plus efficace que de devoir renégocier chaque jour.
Ce texte a été initialement publié en allemand et traduit automatiquement à l'aide de l'intelligence artificielle. Veuillez noter que la date de publication en ligne ne correspond pas nécessairement à la date de première publication du texte. Veuillez nous signaler toute erreur ou imprécision dans le texte : feedback@fritzundfraenzi.ch