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Comment l'alimentation influence le TDAH

Temps de lecture: 6 min

Comment l'alimentation influence le TDAH

Non, le TDAH n'est pas la conséquence d'une mauvaise alimentation, mais celle-ci peut avoir une influence considérable sur les symptômes. Entre les idées reçues sur le sucre, les réseaux sociaux et les régimes stricts, la confusion règne. Que dit la recherche – et comment rassurer durablement les familles au quotidien ?
Texte : Wina Fontana

Photo : Getty Images

En collaboration avec Betty Bossi

L'enfant gigote sur sa chaise. Les devoirs traînent en longueur. Ses réactions sont plus rapides que ses pensées. Et l'entourage ne tarde pas à poser la question : « A-t-il mangé trop de sucreries ? » De nombreux parents d'enfants atteints de TDAH connaissent ce genre de situations . On a vite l'impression qu'il suffirait d'adapter son alimentation pour que tout redevienne plus calme.

Mais ce n'est pas aussi simple que cela. Le TDAH a une origine neurobiologique. Certains neurotransmetteurs du cerveau fonctionnent différemment. Ce n'est pas le résultat de l'éducation – ni celui de la consommation de sucre.

Manger n'est pas un test de performance. C'est un processus d'apprentissage. Les enfants ont besoin de stabilité, pas de pression.

Par ailleurs, l'alimentation a une influence certaine sur la vie quotidienne. Non pas en tant que cause du trouble, mais en tant que facteur influant sur l'énergie, l'humeur et la concentration. Des repas réguliers et une glycémie stable favorisent la capacité de concentration. Les fluctuations peuvent accentuer l'agitation ou l'irritabilité. Cela vaut pour tous les enfants, mais ces effets peuvent être plus marqués chez les enfants atteints de TDAH.

Le mythe du sucre

Et qu'en est-il du sucre ? Des études contrôlées ne montrent aucun lien clair entre la consommation de sucre et l'hyperactivité. Il est intéressant de noter un effet d'attente : ceux qui pensent que le sucre rend les enfants agités ont souvent tendance à percevoir leur comportement de cette manière.

D'un point de vue physiologique, cela concerne la glycémie. Le sucre pur la fait monter rapidement, puis redescendre tout aussi vite. Ces fluctuations peuvent favoriser la fatigue ou l'irritabilité. C'est donc la manière dont on le consomme qui est déterminante. Un aliment sucré intégré à un repas a un effet différent de celui du sucre pris à jeun. Il n'est pas nécessaire de l'interdire purement et simplement. Une certaine structure est plus utile que la rigueur.

Les difficultés liées à l'alimentation

Au quotidien, on constate que de nombreux défis concernent moins le choix des aliments que les habitudes alimentaires elles-mêmes. Certains enfants en oublient d'avoir faim tant ils sont absorbés par leurs jeux. D'autres ont moins d'appétit à cause des médicaments, surtout à midi, lorsque leur effet est le plus fort. Il arrive souvent qu'ils aient des préférences marquées ou une aversion prononcée pour certaines textures. Certains enfants se lèvent sans cesse pendant le repas ou se laissent facilement distraire. Manger est une activité secondaire, qui ne se fait pas de manière consciente.

Il faut rester serein. Manger n'est pas un test de performance. C'est un apprentissage. Les enfants ont besoin de stabilité, pas de pression.

Une alimentation équilibrée plutôt qu'un régime spécial

Les régimes stricts promettent des solutions faciles. Mais dans la vie quotidienne d'une famille, c'est autre chose qui fait ses preuves : des repères clairs et réguliers. Des repas pris à heures fixes permettent de s'orienter. Une petite collation le matin et l'après-midi évitent les baisses d'énergie importantes. Les options simples et préparées à l'avance sont pratiques. Une tranche de pain complet avec du houmous, un yaourt aux noix ou un birchermüesli sont rapidement disponibles et fournissent une énergie durable.

Les compléments alimentaires sans indication précise ne sont pas utiles.

L'environnement joue également un rôle. Moins il y a de distractions à table, plus l'enfant est à l'écoute de son corps. Un cadre calme aide l'enfant à mieux percevoir sa faim et sa satiété.

Garder un œil sur les nutriments

L'alimentation n'est pas un facteur déclenchant du TDAH, mais elle peut avoir un effet bénéfique au quotidien. Une alimentation équilibrée reste la base. Les aliments riches en protéines, tels que les œufs, les légumineuses, le fromage blanc ou le poulet, favorisent la satiété et fournissent les éléments constitutifs de neurotransmetteurs importants pour le cerveau.

Les glucides complexes issus de produits à base de céréales complètes assurent un apport énergétique plus régulier. Des études mentionnent les acides gras oméga-3, présents notamment dans les poissons gras ou l'huile de colza, comme mesure de soutien potentielle. Les effets sont modérés, mais bien réels. Le fer, le zinc ou le magnésium ne doivent être pris sous forme de compléments qu'en cas de carence avérée. La prise de compléments sans indication claire n'est pas recommandée.

5 conseils pour une alimentation adaptée au TDAH

  1. Commencez la journée avec des aliments riches en protéines : un œuf, un yaourt aux noix ou du muesli avec du fromage blanc rassasient plus longtemps que des cornflakes nature.
  2. Des collations régulières, sans contrainte : la collation du matin et celle de l'après-midi donnent un repère. C'est l'enfant qui décide lui-même de la quantité qu'il mange.
  3. Ayez une boîte à collation à portée de main : placez les fruits coupés, les bâtonnets de carottes ou les noix bien en vue (dans le réfrigérateur). On choisit plus facilement ce qui est facilement accessible.
  4. Prévenir les changements : prévenir l'enfant cinq minutes avant le repas. Cela lui permet de s'arrêter de jouer et de mieux ressentir sa faim.
  5. Une structure plutôt que des interdictions : les sucreries ont leur place, idéalement dans le cadre d'un repas. Des routines claires ont un effet plus stabilisateur que des règles strictes.

La prudence est de mise avec les régimes d'élimination

Certaines approches recommandent d'exclure systématiquement certains aliments. Dans certains cas particuliers – par exemple en cas d'intolérance manifeste –, cela peut s'avérer judicieux. De telles mesures doivent toutefois être prises sous la supervision d'un professionnel.

Sans l'aide d'un professionnel, on risque de souffrir de carences nutritionnelles. De plus, un ensemble de règles trop strictes peut alourdir encore davantage le quotidien alimentaire. Les enfants atteints de TDAH, en particulier, sont très sensibles à la pression et aux rapports de force. À long terme, des structures fiables ont un effet plus stabilisateur que les listes d'interdits.

Il peut être judicieux de faire appel à un professionnel dans les cas suivants :

  • L'enfant est très sélectif dans ses habitudes alimentaires
  • Certains médicaments réduisent considérablement l'appétit
  • On soupçonne une carence nutritionnelle

Dans ces cas-là, un pédiatre ou une diététicienne diplômée vous apporte un soutien personnalisé et adapté à la vie quotidienne.

Ce texte a été initialement publié en allemand et traduit automatiquement à l'aide de l'intelligence artificielle. Veuillez noter que la date de publication en ligne ne correspond pas nécessairement à la date de première publication du texte. Veuillez nous signaler toute erreur ou imprécision dans le texte : feedback@fritzundfraenzi.ch