Les chiffres de l'Office fédéral de la statistique montrent que 134 000 enfants et adolescents vivent en Suisse sous le seuil de risque de pauvreté. Cela représente 8,1 % de la population résidante permanente suisse. Les enfants constituent ainsi le groupe le plus touché par la pauvreté dans notre pays.
Les cantons de Neuchâtel, Genève et Bâle-Ville affichent les taux d'aide sociale les plus élevés chez les mineurs. La lutte contre la pauvreté relève de la compétence des cantons. Le niveau de soutien varie en fonction du lieu de résidence.
Stratégie nationale de lutte contre la pauvreté
En 2020, le Parlement a chargé le Conseil fédéral de mettre en place un suivi national de la pauvreté et de présenter un rapport à l'Assemblée fédérale tous les cinq ans. Ce suivi a pour but de fournir à la Confédération, aux cantons et aux communes les informations nécessaires pour qu'ils puissent élaborer une politique de lutte contre la pauvreté aussi efficace que possible. La périodicité de ce suivi doit permettre de mettre en évidence les tendances à long terme.
Le premier rapport de suivi a été publié fin 2025. Il y est notamment indiqué qu'il existe en Suisse un lien étroit entre l'origine sociale et les chances de réussite scolaire des enfants et des adolescents, et que l'école dispose donc d'un fort potentiel pour améliorer l'égalité des chances.
De nouveaux objectifs en matière d'aide sociale
La sensibilisation des enseignants est citée comme un levier possible, afin que les enfants issus de foyers à faibles revenus ne soient pas systématiquement sous-estimés. En outre, un meilleur accès aux activités extrascolaires contribuerait à l'intégration sociale.
Sur la base de ces résultats, une stratégie nationale de lutte contre la pauvreté doit être élaborée d'ici mi-2027.
Par ailleurs, la Conférence des directrices et directeurs cantonaux des affaires sociales a approuvé la deuxième étape de la révision des directives de la SKOS. Désormais, la promotion des enfants et des jeunes doit figurer explicitement parmi les objectifs de l'aide sociale. En conséquence, les frais engagés par les familles en situation de pauvreté, par exemple pour des camps, des cours de musique ou des activités sportives, pourront être pris en charge par l'aide sociale s'ils servent le bien-être de l'enfant et sa participation à la vie sociale.
Un bon départ avec « Gustaf »
L'association des sages-femmes de Nidwald a reçu pour mission de la part du service de santé publique d'intervenir précocement auprès des futurs parents en situation de difficulté et, si nécessaire, de leur proposer un soutien psychosocial ou matériel adapté. Le projet se poursuit depuis 2023 sous la forme d'une offre permanente.
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