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Les enfants dans le collimateur des cybercriminels

Temps de lecture: 5 min
Les adolescents sont souvent la cible des cybercriminels. Ceux-ci exploitent sans pitié la naïveté et le goût de l'aventure des jeunes. Mais les parents peuvent agir à titre préventif.
Texte : Michael In Albon

Photo : Getty Images

En collaboration avec Swisscom

À l'adolescence, l'autonomie croissante des jeunes s'accompagne d'un goût du risque : l'envie d'expérimenter par curiosité fait tout naturellement partie de leur état d'esprit. Les réseaux sociaux et Internet sont des terrains de jeu très prisés, ce qui, dans la plupart des cas, n'a rien de grave.

Cependant, des dangers réels guettent les jeunes. En effet, le web est le reflet de la réalité : on y trouve aussi des personnes mal intentionnées. Les enfants sont particulièrement vulnérables, car la méfiance leur est parfois étrangère. C'est précisément ce sur quoi misent les cybercriminels.

Une fillette de 7 ans ne s'intéresse pas aux pièges amoureux sur Internet, contrairement à un adolescent de 13 ans.

Il est impossible de protéger les enfants contre tous les dangers, et ce n'est pas toujours judicieux d'un point de vue éducatif. Mais les jeunes doivent apprendre à quoi s'attendre et à quel moment ils doivent tirer la sonnette d'alarme.

Trois types d'escroqueries sont particulièrement perfides et très répandus. Parlez de ce problème à votre fils ou à votre fille en adaptant votre discours à son âge. En d'autres termes : une enfant de 7 ans ne s'intéresse pas aux pièges sentimentaux sur Internet, contrairement à un adolescent de 13 ans.

Chantage sexuel : des relations amoureuses dangereuses

Le terme « sextortion » est composé des deux mots anglais « sexual » et « extortion » (chantage). À l'adolescence, il arrive parfois de trouver un contact en ligne sympathique et agréable. « Tu m'enverrais une photo de toi, de préférence sans vêtements ? », demande-t-on dans le chat, et comme l'amour rend aveugle, on cède à cette demande. À peine la photo envoyée que le ton change. Soudain, la menace d'une publication plane.

Cette arnaque est très répandue et vise tout particulièrement les jeunes âgés de 12 à 17 ans. Les statistiques policières sur la criminalité indiquent qu'environ 85 % des victimes d'infractions sexuelles en ligne ont moins de 20 ans. L'étude James 2024 a également révélé que 25 % des adolescents ont déjà été invités à envoyer des photos érotiques d'eux-mêmes.

Les victimes masculines font généralement l'objet de chantages financiers ; chez les jeunes femmes, il s'agit plus souvent d'exigences visant à obtenir des photos de plus en plus explicites. Les auteurs et les victimes se connaissent souvent. Dans les deux cas, la menace porte sur la publication des photos.

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Hameçonnage : la chasse aux données confidentielles

De nombreux adolescents possèdent déjà leur propre compte bancaire, sur lequel ils mettent de côté leur argent de poche, le salaire de leur job d'été ou les économies que leurs grands-parents leur ont données. C'est précisément ce que visent certains escrocs.

Le stratagème est simple, mais très efficace : un e-mail semble provenir directement de la banque. Tout est parfaitement reproduit et semble digne de confiance. Sous un prétexte fallacieux, on vous demande votre mot de passe. Et comme vous souhaitez participer au concours ou résoudre le problème de sécurité, vous communiquez vos données. Vous accordez ainsi aux cybercriminels un accès complet à votre compte bancaire.

Appels téléphoniques menaçants de cybercriminels : l'enfant comme appât

Les escrocs ne ciblent pas seulement les adolescents, mais aussi leurs parents. Par le biais de « coups de fil alarmistes », on nous fait croire, à nous les parents, que notre fille ou notre fils a été victime d'un accident. Il faudrait faire appel à une avocate spécialisée pour régler l'affaire rapidement et sans passer par un juge. Pour cela, il faudrait immédiatement virer ou remettre 10 000 francs. Et comme nos enfants sont tout pour nous, nous faisons ce qu'on nous demande. Pour constater ensuite que toute cette histoire n'avait aucun fondement et que l'enfant a passé la nuit chez un ami, comme prévu.

9 conseils pour plus de sécurité

À première vue, les exemples cités peuvent donner l'impression qu'on ne tomberait jamais dans le piège soi-même. La réalité montre cependant que, chaque année, de nombreux jeunes et parents tombent précisément dans ces pièges. Suivez donc les conseils suivants afin de rendre le réseau moins attrayant pour les escrocs.

Sextorsion
1. Sensibiliser : montrez à votre enfant que les apparences sont parfois trompeuses.
2. Jamais de photos érotiques : définissez cette ligne rouge avec votre enfant, même si l'interlocuteur est connu.
3. Stop – Block – Tell : interrompez la conversation et bloquez l'utilisateur. En cas de chantage, prévenez la police.

Hameçonnage
4. Méfiez-vous : les banques ne demandent jamais de mots de passe.
5. Soyez vigilant : vérifiez minutieusement l'expéditeur de l'e-mail.
6. Autres signaux d'alerte : soyez prudent en cas de dramatisation. Soyez attentif aux fautes d'orthographe ou à une formule de politesse inappropriée.

Appels de choc
7. Vérifiez : identifiez la personne qui vous appelle. Rappelez-la ensuite. Souvent, cela ne fonctionnera pas.
8. Posez des questions : grâce à l'IA, il est possible d'imiter parfaitement la voix de votre enfant. Posez une question à laquelle seul votre enfant peut répondre.
9. Méfiance : vous demande-t-on de remettre de l'argent en espèces ? De virer de l'argent sur un compte à l'étranger ? C'est suspect.

Ce texte a été initialement publié en allemand et traduit automatiquement à l'aide de l'intelligence artificielle. Veuillez noter que la date de publication en ligne ne correspond pas nécessairement à la date de première publication du texte. Veuillez nous signaler toute erreur ou imprécision dans le texte : feedback@fritzundfraenzi.ch