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« Ce qui compte, c'est la façon dont les parents se comportent, pas ce qu'ils disent »

Temps de lecture: 17 min
Quel rôle jouent encore des valeurs telles que le respect ou la politesse dans l'éducation d'aujourd'hui ? Un rôle important, affirme Philipp Ramming, psychologue spécialisé dans l'enfance et l'adolescence, qui explique comment les parents peuvent guider leurs enfants sans les traiter avec condescendance.
Interview : Birgit Weidt

Photos : Ruben Hollinger/13 Photo

Monsieur Ramming, quelles valeurs teniez-vous absolument à transmettre à vos enfants ?

Le respect et l'estime sont particulièrement importants à mes yeux, et c'est ce que j'ai transmis. Cela signifie tout simplement traiter les autres comme on aimerait être traité soi-même, qu'il s'agisse des personnes, des animaux ou de notre environnement. Les valeurs jouent ici un rôle essentiel, car elles nous guident et nous aident à agir de manière réfléchie et équitable, même dans les moments difficiles.

Qu'est-ce que les valeurs, exactement ?

Les valeurs constituent le fondement sur lequel nous organisons notre vie en communauté. Ce sont des comportements très concrets qui sous-tendent notre vie en communauté. Par ces comportements, je montre à l'autre : « Je te vois ». Ils se manifestent par de petits gestes : quand nous disons « s'il vous plaît » et « merci », quand nous ne doublons pas à la caisse ou quand nous tenons la porte aux autres.

Et comment les parents peuvent-ils transmettre ce qui leur tient à cœur dans la vie de famille ?

Les enfants observent très attentivement si nous mettons en pratique ce que nous prônons. Si j'exige de l'honnêteté mais que je ne suis pas honnête moi-même, ils s'en rendent compte. L'essentiel se joue au niveau non verbal : dans nos gestes quotidiens, dans la manière dont nous interagissons les uns avec les autres, dont nous fixons des limites ou résolvons les conflits. Et dans la manière dont nous valorisons nos enfants.

Est-ce que la manière dont nous nous comportons au quotidien est donc plus importante que de longues explications ?

C'est vrai. C'est dans le comportement que s'expriment le respect et la reconnaissance de l'autre en tant que membre de la communauté. Le quotidien est ponctué de nombreuses petites situations : attendre à table que tout le monde soit assis ; ne commencer à manger que lorsque chacun a quelque chose dans son assiette ; se lever tous ensemble. De tels rituels montrent aux enfants que la vie en communauté exige de la considération, de la retenue et des compromis.

Pourquoi les valeurs sont déterminantes : Philipp Ramming
Philipp Ramming est père de deux fils adultes, qui ont heureusement bien survécu à ses efforts éducatifs. En tant que président de l'Association suisse de psychologie de l'enfance et de l'adolescence (SKJP), il s'est engagé dans la politique professionnelle et associative. Il profite désormais de sa retraite.

Ce sont des comportements assez traditionnels. Est-il encore possible de faire respecter de telles règles de savoir-vivre à table ?

Bien sûr, les modes de vie évoluent, et avec eux, les habitudes à table. Plutôt que d'imposer rigoureusement des règles, il est plus important que les enfants comprennent pourquoi certaines règles de bonne conduite ont leur raison d'être – par exemple parce qu'elles traduisent le respect d'autrui et l'esprit communautaire.

Papa ou maman ont pris le temps de préparer le repas, alors je ne vais pas tout engloutir pour repartir aussitôt.

Exactement. Lorsque les parents incarnent ces valeurs et les mettent en pratique au quotidien, les enfants en tirent généralement davantage de leçons que par des consignes strictes. Il s'agit donc moins de viser la perfection que de transmettre une attitude qui renforce les liens et offre des repères.

Nous sous-estimons souvent à quel point nous sommes encore prisonniers de nos rôles sociaux.

Les filles et les fils ont souvent une vision très différente de leurs parents. En quoi ce qu'ils retiennent de leur mère et de leur père influence-t-il leur propre conception des rôles ?

Les enfants prennent leurs repères auprès de leurs deux parents. Ils perçoivent très clairement comment ceux-ci fonctionnent. Une fille observe tout particulièrement sa mère : comment elle se comporte en tant que femme, comment elle gère la proximité et la distance, comment elle résout les conflits ou fait face à la pression sociale qui l'oblige à être « belle » et parfaite en tout. Et comment elle se comporte avec son père et avec les autres hommes. En même temps, elle observe aussi son père : comment se comporte-t-il avec sa mère, avec elle en tant que fille et avec les autres femmes ? Mais aussi : comment fixe-t-il des limites, comment assume-t-il ses responsabilités ?

Et pour les garçons ?

C'est un peu la même chose, mais le point de vue est différent. Les fils observent attentivement comment leur père utilise sa force, comment il se comporte avec les autres hommes et comment il évolue dans la société. Ils regardent aussi comment il se comporte avec leur mère, leur sœur et les autres femmes. De leur mère, ils apprennent comment les femmes veulent être perçues et respectées, comment fonctionne la communication, et que la sensibilité et les sentiments font tout autant partie de la masculinité que la force.

N'est-ce pas là des stéréotypes qui n'existent plus du tout aujourd'hui ?

Nous sous-estimons souvent à quel point nous restons encore prisonniers de nos rôles sociaux. Ce qui importe, ce n'est pas tant de savoir si les stéréotypes persistent, mais plutôt ce que les enfants observent réellement au quotidien. Ils perçoivent très clairement comment les adultes se partagent les responsabilités, comment ils se disputent et se réconcilient – et comment ils font preuve de respect, d'estime et de proximité.

C'est ainsi que les enfants développent leur propre conception de la façon dont on parvient à vivre ensemble, dont on résout les conflits, dont naissent les compromis et dont des relations d'égal à égal sont possibles.

L'éducation se fait souvent au quotidien. C'est précisément là que les parents peuvent transmettre leurs valeurs.

Cela dépend certainement aussi de l'âge et du stade de développement de l'enfant.

Oui, avec un enfant de huit ans, par exemple, il s'agit encore beaucoup de l'accompagner concrètement : montrer, expliquer, exiger, fixer des limites. Les enfants de cet âge ont besoin d'orientations claires. Ils nous observent attentivement, nous les adultes : comment est-ce que je me comporte avec les autres ? Suis-je honnête ? Est-ce que je fais preuve de respect ? Est-ce que je tiens mes promesses ou mes menaces ? Tout ce que je leur montre par l'exemple a un impact direct, car les enfants découvrent le monde avant tout à travers leur famille. L'empathie est ici un élément central.

Et alors ?

Dès leur plus jeune âge, les nourrissons sont capables de « lire » les émotions de leur mère et de voir comment elle les gère. Cependant, ils ne font pas encore la distinction entre eux-mêmes et les autres. C'est quelque chose qu'ils apprennent avec le temps. C'est alors qu'ils commencent également à comprendre comment vont, par exemple, leur mère et leur père, et quels sentiments ils éprouvent.

Ce processus est essentiel, car l'empathie n'est pas innée, mais se développe à partir de nombreuses petites expériences relationnelles. Lorsque les parents nomment leurs émotions et montrent comment ils les gèrent, cela crée pour les enfants une sorte de carte qui leur sert de repère. C'est ainsi qu'ils développent peu à peu la capacité de se mettre à la place des autres sans pour autant se perdre eux-mêmes.

Comment rendre le respect et l'estime envers les enfants tangibles et concrets ?

L'éducation passe toujours par le dialogue. Avec les jeunes enfants, il s'agit avant tout de montrer l'exemple en appliquant soi-même ses principes et de tirer parti de situations concrètes du quotidien – que ce soit en jouant, en rangeant ou dans les relations avec les autres.

Ce qui est essentiel, c'est que les enfants se sentent pris au sérieux en tant que personnes à part entière.

Très souvent, l'éducation se fait au quotidien, dans des moments de stress, de conflit ou de frustration. C'est précisément là que les parents peuvent montrer des valeurs telles que le respect et l'égalité de traitement. Ce sont ces petites situations qui permettent aux enfants d'observer comment gérer la colère, la déception ou les divergences d'opinion. En restant calmes, en écoutant et en fixant des limites claires, la mère et le père aident leurs enfants à apprendre, petit à petit, à mettre ces valeurs en pratique dans leurs propres actions. Et si, parfois, les parents perdent leur sang-froid, les enfants comprennent que cela peut arriver et que cela fait partie de la vie.

Mais comment parvenir à adopter une position claire sans paraître autoritaire ?

C'est en effet un défi de taille. Lorsqu'un adulte, plus grand, plus expérimenté et plus lourd qu'un enfant de six ans, lui explique quelque chose, il en résulte automatiquement un rapport de force. Les enfants le perçoivent très clairement, tandis que les adultes ont tendance à l'ignorer.

Il est essentiel que les enfants se sentent pris au sérieux en tant que personnes à part entière : « Je vois que cette situation te stresse. Oui, ce serait difficile pour moi aussi. » Dans le même temps, les parents doivent fixer des limites claires : la frustration ne doit pas dégénérer en altercation verbale ou en comportement irréfléchi.

Qu'en est-il à l'adolescence ? La manière dont les parents sensibilisent leurs filles et leurs fils aux valeurs change-t-elle ?

Si ce processus ne commence qu'à l'adolescence, cela devient difficile. À ce stade, les parents ne sont plus une autorité qui dicte tout, mais plutôt des accompagnateurs, des conseillers ou parfois simplement des observateurs. Les adolescents développent une image plus affirmée d'eux-mêmes, leur propre cercle d'amis, leurs propres opinions et valeurs. Ils commencent à remettre en question les valeurs familiales, à les modifier ou à les compléter par de nouvelles.

Pouvez-vous donner un exemple ?

Le téléphone portable en est un exemple classique . On entend soudain des remarques telles que : « Tu vois bien que j'ai lu ton message, pourquoi devrais-je te le confirmer en plus ? » En gros : « Respecte mes signaux. » De telles discussions montrent que les jeunes remettent les règles en question et cherchent leurs propres solutions.

Les valeurs resteront toujours importantes : Philipp Ramming
« Il est important que les parents adoptent une attitude commune que l'enfant puisse comprendre », explique Philipp Ramming.

Quelles sont les conséquences pour la vie quotidienne de la famille ?

À ce stade, les adolescents sont très préoccupés par eux-mêmes. Cela marque profondément leur quotidien. L'expression « chez maman » illustre bien cette situation : le tiraillement entre leur participation à la vie familiale, avec des valeurs telles que la ponctualité ou l'ordre, et leur orientation vers l'extérieur, vers leur propre groupe de pairs. La famille reste néanmoins le principal terrain d'apprentissage.

Qu'est-ce que cela signifie concrètement ?

À la maison, les adolescents s'entraînent avant tout à assumer des responsabilités, à peser le pour et le contre de leurs décisions et à évaluer les conséquences de leurs actes. Ils apprennent à gérer les conflits, à faire preuve de considération et à faire des compromis – même s'ils le cachent souvent bien aux yeux des autres. Et ils découvrent qu'une relation ne repose pas sur le fait que tout se passe toujours sans heurts, mais sur la manière de renouer le contact après une dispute. C'est épuisant, et les parents ont parfois l'impression que l'influence de leur propre comportement se fait sentir partout – sauf à la maison.

Les valeurs transmises par les parents restent importantes pour les adolescents, même s'ils ne l'admettent pas toujours.

Mais maman et papa ne sont pas toujours d'accord, est-ce un problème ?

Non. Les parents apportent leurs propres expériences et convictions – et les enfants le sentent immédiatement. Ce qui compte, c'est la manière dont on gère cela. Dans le cas de couples binationaux, cela représente un défi particulier, car des influences culturelles et des valeurs différentes s'y rencontrent.

Cela peut aussi être une chance pour les enfants. Ils découvrent qu'il existe différentes façons d'assumer des responsabilités et de construire des relations. Il ne faut toutefois pas que cela se transforme en une «lutte de valeurs». La question de savoir qui l'emporte n'est pas un modèle constructif.

Il est important d'adopter une attitude commune que l'enfant puisse comprendre. Cela peut par exemple consister pour les deux parents à exposer clairement leurs points de vue, à s'écouter mutuellement et à choisir une solution que l'enfant puisse comprendre – même s'ils avaient au départ des positions divergentes.

C'est plus facile à dire qu'à faire.

C'est vrai ! La situation devient particulièrement difficile lorsque les positions de fond divergent fortement et qu'il s'agit davantage d'avoir raison que de trouver des solutions. Il est important de ne pas opposer les points de vue les uns aux autres. C'est d'abord aux parents qu'il revient de trouver ensemble des compromis viables, car c'est précisément ainsi que les enfants découvrent comment fonctionne une communication respectueuse.

C'est un véritable poison pour la cohésion familiale lorsque les enfants ont l'impression de devoir choisir leur camp.

Pour les sujets négociables – comme les heures de sortie, les vêtements ou l'aide aux tâches ménagères –, on peut très bien impliquer les enfants et chercher ensemble des solutions qui conviennent à tout le monde. Et parfois, il est également utile de faire une distinction claire : dans ce domaine, c'est plutôt le « monde de la maman » qui prévaut, dans celui-là, c'est plutôt le « monde du papa » – à condition que cela reste compréhensible et cohérent pour l'enfant.

Pourquoi est-ce si important ?

C'est néfaste pour la cohésion familiale lorsque les enfants ont l'impression de devoir choisir leur camp. Il est en revanche bénéfique que les adultes se parlent avec respect, expliquent pourquoi il existe différents points de vue et montrent à l'enfant que, malgré tout, la mère et le père se traitent mutuellement avec considération. Les enfants se rendent alors compte que des compromis sont possibles et que les règles peuvent être clairement communiquées, même si les parents ne sont pas d'accord.

Et que se passe-t-il lorsque les parents se séparent ?

C'est particulièrement flagrant après une séparation : les enfants comparent très précisément ce qui est autorisé chez maman et ce qui l'est chez papa. Ces différences peuvent compliquer la cohabitation, mais la séparation physique permet souvent de mieux s'y retrouver.

À partir d'un certain âge, les adolescents adhèrent-ils encore aux convictions de leurs parents ?

Même si les adolescents cherchent à se découvrir, à s'affirmer et à remettre beaucoup de choses en question, les convictions parentales n'en perdent pas pour autant de leur importance. Les valeurs transmises et incarnées dès le plus jeune âge constituent un fondement solide et leur servent de repères, même si les jeunes ne l'admettent pas toujours.

Les parents ne peuvent être crédibles que s'ils utilisent eux-mêmes les médias de manière réfléchie.

Mais comment les parents peuvent-ils conserver leur influence alors que leurs enfants deviennent de plus en plus autonomes ?

Le facteur le plus important est étonnamment simple : il suffit que les parents restent présents. Les enfants doivent pouvoir suivre leur propre chemin et voir les choses différemment. Mais ceux qui ont su instaurer la confiance dès le plus jeune âge et créer un cadre fiable conservent leur influence même à ce stade, précisément en guidant leur enfant, en lui servant de modèle et en lui donnant l'assurance suivante : « Je suis là, je t'écoute, je t'accompagne. » Il est essentiel de maintenir le dialogue, de prendre régulièrement des nouvelles, d'écouter et d'être présent. À ce stade, la contradiction est le plus souvent une stratégie de développement, et non une remise en cause de l'autorité parentale.

Les médias numériques, et en particulier le téléphone portable, constituent un sujet de discorde majeur entre les parents et les adolescents.

C'est justement à l'adolescence que les jeunes perçoivent souvent les paroles de leurs parents comme une forme de tutelle, en particulier lorsqu'il s'agit des médias numériques. Il est néanmoins important de faire comprendre qu'en tant que père, je me soucie de ce à quoi mon enfant est exposé.

En quoi consiste un accompagnement de qualité et respectueux ?

Un accompagnement conscient, c'est observer ensemble : que regardent les enfants ? Qu'est-ce qui les intéresse ? Quels contenus absorbent-ils ? Et c'est aussi d'en discuter régulièrement. Il est utile de poser des questions ouvertes telles que : « Qu'en penses-tu ? », « Comment vois-tu cela ? » ou « Pourquoi trouves-tu cela passionnant ? ». Ainsi, les enfants apprennent à réfléchir aux contenus médiatiques et à se forger leur propre opinion, sans que les parents aient à leur dicter chaque détail.

Mais ça ne marche que si la mère et le père ne sont pas eux-mêmes constamment scotchés devant leur écran, n'est-ce pas ?

Les parents ne peuvent être crédibles que s'ils utilisent eux-mêmes les médias de manière réfléchie. Cela implique d'expliquer pourquoi ils recourent à certaines sources et d'examiner les informations d'un œil critique. Ils peuvent ainsi faire comprendre que la vérité, l'objectivité et le respect constituent les fondements essentiels d'une bonne cohabitation. De cette manière, les enfants apprennent à dire eux-mêmes : « Ça ne me plaît pas, ça ne correspond pas à ce que j'ai appris. » Protéger les enfants ne signifie donc pas les isoler, mais les rendre plus forts, grâce à l'éducation, à l'orientation et à des valeurs claires qui servent de repères.

Et si les enfants ou les adolescents développent des opinions qui s'écartent fortement de celles de leurs parents ?

C'est un phénomène courant et tout à fait normal. Avec le temps, les enfants et les adolescents développent leurs propres valeurs et leurs propres convictions. Cela fait tout simplement partie de leur cheminement vers l'autonomie et du développement de leur personnalité. Mais cela ne signifie pas pour autant que nos valeurs deviennent soudainement inutiles. Au contraire : elles constituent souvent, comme auparavant, le socle sur lequel les enfants s'appuient, même s'ils voient certaines choses différemment ou les remettent en question.

Les valeurs doivent être incarnées : Philipp Ramming
Philipp Ramming : « Les parents doivent respecter le fait que les enfants et les adolescents vivent leurs propres expériences et tirent leurs propres conclusions. »

Comment les parents devraient-ils réagir lorsque leur enfant commence soudainement à défendre des opinions qu'ils désapprouvent ?

J'apprécie cette attitude qui consiste à « laisser place à la contradiction ». Car c'est souvent des contrastes que naît quelque chose de nouveau. Les parents peuvent d'abord chercher sincèrement à écouter et à comprendre pourquoi leurs enfants défendent ces points de vue.

Et ensuite ?

Engager un dialogue ouvert avec son adolescent: expliquer pourquoi certaines valeurs sont importantes, donner des exemples tirés de la vie quotidienne, exposer clairement ses propres raisons – tout en laissant à l'adolescent la liberté de contester, de poser des questions ou d'exprimer son propre point de vue.

En même temps, il faut respecter le fait que les enfants et les adolescents vivent leurs propres expériences et tirent leurs propres conclusions. Les discussions peuvent tout à fait être animées. Mais si elles se déroulent dans le respect, elles favorisent le développement des deux côtés. Et l'enfant comprend alors : j'ai le droit d'exprimer mon opinion et d'essayer des choses, mais il existe des principes fondamentaux qui restent valables. Ne pas avoir d'interlocuteur, personne qui fasse preuve de fermeté, est plus néfaste que des parents qui, parfois, agacent.

Ce texte a été initialement publié en allemand et traduit automatiquement à l'aide de l'intelligence artificielle. Veuillez noter que la date de publication en ligne ne correspond pas nécessairement à la date de première publication du texte. Veuillez nous signaler toute erreur ou imprécision dans le texte : feedback@fritzundfraenzi.ch