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Que faire en cas de crise de panique ?

Temps de lecture: 3 min
La peur est une émotion fondamentale chez l'être humain. Comment les parents peuvent-ils en parler avec leur enfant et que doivent-ils éviter en cas de crise de panique ?
Texte : Claudia Füssler

Image : Getty Images

Selon le psychologue Paul Ekman, la joie, la tristesse, le dégoût, la peur, la surprise, la colère et le mépris sont les émotions fondamentales de l'être humain. Elles nous « envahissent » souvent sans que nous puissions rien y faire. Il est donc important d'apprendre aux enfants à les gérer.

La peur est désagréable, mais elle ne signifie pas qu'il y a quelque chose qui cloche chez vous.

Des études montrent que plus un sentiment peut être facilement identifié, plus il perd de son intensité et plus il est facile à contrôler. Les parents devraient donc parler de leurs sentiments avec leurs enfants, leur expliquer d'où ils viennent et comment les reconnaître.

Au lieu de les balayer d'un « Ce n'est pas si grave » ou « Ne fais pas tant d'histoires », il faut reconnaître les sentiments tels qu'ils sont : « La peur est désagréable, mais cela ne signifie pas qu'il y a quelque chose qui cloche chez toi. »

Comment aider votre enfant en cas de crise de panique

Palpitations cardiaques, transpiration, rougeurs, crampes dans les doigts, sensation d'étouffement : une crise d'angoisse ou de panique aiguë peut être très effrayante pour les enfants. Il est alors important que les parents ne réagissent pas eux-mêmes avec anxiété et n'appellent pas les secours.

« Cela ne ferait qu'accentuer la peur de l'enfant », explique Gregor Berger, psychiatre pour enfants et adolescents à Rapperswil-Jona. Il vaut mieux rester calme, ne pas dramatiser, tout en prenant la peur au sérieux.

En cas de crise de panique, il est important de transmettre des messages simples : « Je suis là. Tout ira bien. »

À ce moment-là, il est important de faire comprendre à l'enfant qu'il s'agit d'une réaction excessive de son corps et que cela passera. Vous pouvez vous asseoir ensemble et supporter la situation, créer des stimuli sensoriels qui brisent le tourbillon de pensées en lui demandant par exemple « Viens, caresse ma main » et lui répéter sans cesse que même si cela fait mal, vous allez surmonter cette épreuve ensemble.

« Les exercices de respiration sont très efficaces dans ces moments-là, et si l'enfant dit qu'il va mourir, il faut rester calme et lui dire qu'il ne va pas mourir », explique Gregor Berger. « Il faut être conscient que dans cette situation, l'enfant n'est pas en mesure de réfléchir clairement, c'est pourquoi il est important de lui transmettre des messages simples : je suis là, tout ira bien. »

Pour en savoir plus

  • Société suisse pour l'anxiété et la dépression, SGAD : nombreuses informations pour les adolescents concernés et les proches de patients anxieux.
  • Pro Juventute : conseils et informations pour les parents d'enfants et d'adolescents souffrant d'un trouble anxieux : surmonter ses peurs.
  • Hendrik Büch, Manfred Döpfner : Angoisses sociales et peur de l'échec. Hogrefe 2015, 189 pages, environ 35 francs.
  • Wilhelm Rotthaus : Les peurs des enfants et des adolescents : les reconnaître, les comprendre, les résoudre. Le livre des parents. Carl-Auer 2021, 105 pages, environ 25 francs.
Ce texte a été initialement publié en allemand et traduit automatiquement à l'aide de l'intelligence artificielle. Veuillez noter que la date de publication en ligne ne correspond pas nécessairement à la date de première publication du texte. Veuillez nous signaler toute erreur ou imprécision dans le texte : feedback@fritzundfraenzi.ch