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Être parents ensemble – malgré la séparation

Temps de lecture: 18 min
Les enfants dont les parents sont séparés vont moins bien, tant sur le plan psychologique que physique, que ceux issus de familles unies. Mais cela n'est pas une fatalité. Tout dépend de la manière dont les parents gèrent la séparation. Comment parviennent-ils à prendre du recul et à placer les enfants au centre de leurs préoccupations ?
Texte : Sibille Moor

Photo : Evgenij Yulkin / Stocksy

Commençons par la mauvaise nouvelle : lorsque les parents se séparent, cela représente un fardeau pour l'enfant. Il se sent déstabilisé sur le plan émotionnel, peut développer des angoisses, présenter des troubles du comportement ou voir ses résultats scolaires baisser. La bonne nouvelle : à long terme, un divorce ne doit pas nécessairement rester un fardeau.

Tout dépend de la manière dont les parents gèrent la situation. Parviennent-ils à mettre les besoins de leurs enfants au centre de leurs préoccupations et à limiter les conflits ? Ou continuent-ils à se disputer, à manipuler leurs enfants et à dénigrer leur ex-conjoint(e) ?

Si les parents choisissent la deuxième voie, le risque est grand que les enfants souffrent à long terme de cette séparation. Mais comment parvenir à suivre la première voie ? Comment placer le bien-être de l'enfant au centre de ses préoccupations, à un moment où l'on est soi-même bouleversé émotionnellement ? Comment rester parents quand on n'est plus en couple ? Quelles sont les conséquences lorsque les adultes se disputent sans cesse ?

Comment parler du divorce aux enfants ? Existe-t-il, après la séparation, un modèle qui convienne à tous les membres de la famille ? Ce dossier aborde ces questions et bien d'autres encore. Il se concentre sur les familles dans lesquelles il n'y a ni violence ni maltraitance, car dans de tels cas, les relations de l'enfant avec le parent auteur de violences doivent être évaluées différemment.

Les enfants dont les parents sont séparés ont de meilleures aptitudes prosociales, c'est-à-dire qu'ils sont plus aptes à partager ou à aider les autres.

Alors que le divorce était encore mal vu dans les années 1980 et 1990, il fait aujourd'hui partie de la normalité. Chaque année, environ 16 000 mariages se soldent par un divorce en Suisse. Entre 12 ​000 et 13 ​000 enfants mineurs sont concernés.

À cela s'ajoutent les enfants de couples non mariés qui se séparent. Ils n'apparaissent dans aucune statistique. Une chose est sûre : chaque année, la Suisse compte l'équivalent d'une petite ville d'enfants de parents séparés.

Que dit la science au sujet des enfants de parents séparés ?

Diverses études internationales montrent que ces enfants présentent un risque accru de développer des troubles psychiques. Les enfants de parents séparés présentent plus souvent des difficultés scolaires, des troubles du comportement ainsi qu'une estime de soi plus faible . À l'âge adulte, ils évaluent leur état de santé et leur satisfaction dans la vie comme étant inférieurs à ceux des personnes ayant grandi dans une famille dite « intacte ».

Un affaiblissement du système immunitaire a même été scientifiquement prouvé. Récemment, des chercheurs autrichiens ont conclu que les adolescents issus de familles monoparentales obtiennent moins souvent des diplômes de fin d'études secondaires et ont une espérance de vie plus faible.

L'enfant se dit : « Si l'un de mes parents me quitte, l'autre pourrait lui aussi disparaître du jour au lendemain. »

Claudia Starke, psychothérapeute

Jusqu'à présent, il n'existait pratiquement aucune étude menée en Suisse sur ce sujet. Mais aujourd'hui, dans le cadre de l'étude dite « FamyCH », une équipe interdisciplinaire composée de psychologues, de sociologues, d'architectes et de juristes se penche pour la première fois sur le bien-être des enfants de parents séparés.

Une santé plus fragile chez les enfants concernés

Alors que les sociologues étudient par exemple les structures familiales, les psychologues se penchent sur la santé mentale et physique. Les architectes étudient l'influence que peut avoir la situation spatiale, par exemple le fait de vivre dans deux lieux différents, sur les enfants. Quant aux juristes, elles s'intéressent aux répercussions des décisions de justice. À cette fin, depuis 2024 et jusqu'en 2027, plus de 4 500 adultes sont interrogés à plusieurs reprises sur la manière dont ils évaluent le bien-être de leurs enfants.

Ces premiers résultats vont dans le sens de ceux observés dans d'autres pays : les parents séparés jugent la santé de leurs enfants moins bonne que ceux qui vivent ensemble. Leurs enfants rencontrent également davantage de difficultés émotionnelles, se sentent par exemple seuls ou malheureux, et présentent davantage de troubles du comportement, tels que des crises de colère. En revanche, les enfants de parents séparés font preuve de meilleures aptitudes prosociales, c'est-à-dire qu'ils sont plus aptes à partager ou à aider les autres.

Séparation : un couple de parents séparés se tient devant une fenêtre
Les parents séparés doivent sans cesse faire comprendre à leur enfant qu'il n'est pas responsable de cette séparation. (Photo : Getty Images)

Quelle est l'influence de la situation financière ?

Au vu de toutes ces études, il ne faut pas oublier que la situation financière de nombreuses familles séparées est plus précaire que celle des familles nucléaires classiques – notamment parce qu'elles doivent subvenir aux besoins de deux foyers. Ainsi, selon une étude de l'Université de Berne, les parents isolés sont quatre fois plus touchés par la pauvreté que les familles biparentales.

L'influence du manque de ressources sur les résultats des études consacrées aux enfants de parents séparés n'est pas encore clairement établie. Il est toutefois scientifiquement prouvé que les personnes disposant de faibles revenus jouissent en moyenne d'une santé physique et mentale moins bonne. Le bien-être moindre des enfants de parents séparés est-il donc une conséquence du divorce ou du manque d'argent ? La question n'est pas encore tranchée.

Une séparation demande aux enfants un énorme effort d'adaptation. Ils sont généralement profondément déstabilisés sur le plan émotionnel.

Benedict Weizenegger, psychologue

Le pédiatre et auteur Remo Largo, décédé il y a six ans , est l'une des personnes qui s'est longuement penchée sur le thème du divorce en raison de sa propre histoire . Sa femme et lui se sont séparés à l'amiable en 1984 et sont restés en bons termes. Leurs trois filles ont d'abord vécu avec leur mère, puis avec lui.

Dans son livre « Les enfants heureux du divorce », il constate : « À y regarder de plus près, on constate que seul un faible pourcentage d'enfants de parents séparés rencontre des difficultés, tandis que la majorité d'entre eux se développe exactement comme les enfants issus de ce qu'on appelle des familles nucléaires. » Une séparation n'a donc pas nécessairement de conséquences négatives à long terme pour les adolescents. Les spécialistes sont unanimes : tout dépend des parents.

Séparation : un couple de parents séparés, dont l'identité n'est pas révélée, se tient côte à côte
Fabian et Barbara se sont séparés lorsque leur fils Michel avait un an. La cause de cette séparation était la dépendance de Fabian à la cocaïne et à l'alcool, qu'il a désormais surmontée depuis plusieurs années. Aujourd'hui, ils partent même à nouveau en vacances ensemble. Pour en savoir plus, cliquez ici.

Pour savoir ce dont les enfants ont besoin, il faut d'abord comprendre ce qu'une séparation provoque chez eux. Benedict Weizenegger, psychologue en chef au service de psychiatrie infantile et juvénile de Bâle-Campagne, déclare dans le podcast « Psychoversum – Parents en guerre de divorce » : « Une séparation exige un énorme effort d'adaptation de la part des enfants. La plupart du temps, ils sont profondément déstabilisés sur le plan émotionnel. » En effet, ils aspirent avant tout à un environnement familier, sûr et prévisible.

Un enfant éprouve une peur de la perte et un sentiment de culpabilité

Pour un enfant, la séparation est avant tout synonyme de perte : il perd son quotidien habituel et, avec le départ d'un de ses parents, perd aussi en partie ce quotidien. « Cela déclenche chez l'enfant une peur de la perte », explique Claudia Starke. « Il se dit : si l'un de mes parents me quitte, l'autre pourrait lui aussi disparaître soudainement. » Cette psychothérapeute et thérapeute familiale travaille dans un cabinet collectif à Wädenswil (ZH), où elle s'occupe notamment de familles recomposées. Son mariage a lui aussi pris fin.

Elle explique : « Lorsqu'un enfant vit une expérience de perte, cela peut déclencher une angoisse existentielle qui ébranle la sécurité de son attachement. En effet, il ne comprend pas encore la notion d'un amour qui prend fin. Si l'enfant doit en plus déménager, il perd également ses amis et, éventuellement, d'autres figures d'attachement importantes. S'il vit désormais à deux endroits différents, il doit s'adapter à chacun de ces nouveaux univers. »

Si l'enfant est chez sa mère, il lui est fidèle ; s'il est chez son père, il lui est fidèle.

Benedict Weizenegger, psychologue

À la peur de la perte s'ajoutent souvent des sentiments de culpabilité, comme l'explique Claudia Starke : « Les enfants endossent inévitablement une part de responsabilité. Peut-être que leurs parents se sont disputés à cause d'eux, peut-être qu'ils étaient malades et se sentaient comme un fardeau, ou peut-être qu'ils n'ont pas obéi. Lorsqu'un parent quitte le foyer peu après, ils se sentent coupables. » C'est pourquoi il est important de répéter sans cesse aux enfants qu'ils ne sont en rien responsables de la séparation.

Ne pas attiser le conflit de loyauté

Ce qui arrive souvent après un divorce : les enfants se retrouvent confrontés à un conflit de loyauté. Ils aiment papa et maman, ne veulent perdre ni l'un ni l'autre, ni les décevoir, comme l'explique Benedict Weizenegger : « Si l'enfant est chez sa mère, il est loyal envers elle. S'il est chez son père, il est loyal envers lui. » Cela peut l'amener à dire aux deux : « Ce que je voudrais le plus, c'est vivre avec toi. » Si les parents attisent ce conflit de loyauté, c'est-à-dire s'ils parlent en mal de leur ex-conjoint, cela peut avoir des répercussions négatives sur les enfants.

Dans le pire des cas, un enfant est manipulé au point de s'éloigner de l'autre parent et de rompre tout contact avec lui. C'est le cas d'un enfant sur dix issu d'une séparation. Une étude allemande datant de 2023 montre que les adultes qui, dans leur enfance, ont été éloignés d'un de leurs parents sont moins épanouis et présentent une santé tant mentale que physique moins bonne que ceux qui ont conservé des liens avec leur mère et leur père.

Facteur, gardienne de secrets ou espionne

Une autre dynamique fréquente dans les situations de séparation est ce qu'on appelle la « parentalisation émotionnelle ». Cela signifie que l'enfant endosse le rôle d'un adulte et est transformé en substitut du partenaire. « Il réconforte par exemple la mère lorsqu'elle pleure beaucoup », explique Benedict Weizenegger.

Il existe par ailleurs d'autres rôles néfastes dans lesquels un enfant peut se retrouver. Thomas Hess, psychiatre pour enfants et adolescents, qui est le compagnon de Claudia Starke tant sur le plan professionnel que privé, les connaît bien. Il y a notamment le facteur, la gardienne de secrets ou l'espion.

Séparation : le père, la mère et leur fille adolescente.
Sybille et Sascha Rellstab se sont séparés il y a un peu plus de quatre ans, après s'être éloignés l'un de l'autre. Depuis, ils s'occupent à parts égales de leur fille Soey. Pour en savoir plus, cliquez ici.

Si le fils est utilisé à mauvais escient comme messager, il doit transmettre à l'autre parent des informations qui relèvent en réalité de la responsabilité des adultes. « Dis à papa de ne plus te donner de boissons sucrées le soir » en est un exemple.

Si la fille est chargée de garder un secret, elle n'a pas le droit, par exemple, de raconter à son père ce qu'elle a fait chez sa mère. Hess considère comme des missions d'espionnage les cas où le fils doit, par exemple, aller vérifier dans l'autre foyer si une lettre de l'avocat est arrivée.

Les symptômes peuvent être internes ou externes

Lorsque les enfants se retrouvent dans de tels rôles, une chose est claire : les conflits entre les adultes persistent. Et c'est là que réside le cœur du problème. Une séparation a des conséquences négatives durables lorsque les parents continuent de se disputer. C'est la conclusion à laquelle sont parvenus divers chercheurs, notamment ceux de l'équipe FamyCH.

En cas de séparation, les parents doivent renforcer leur relation avec leur enfant, malgré les difficultés qu'ils traversent eux-mêmes.

Claudia Starke, psychothérapeute

L'étude a mis en évidence jusqu'à présent deux facteurs de risque majeurs pour le bien-être des enfants : « Un niveau élevé de conflits et une mauvaise coparentalité nuisent au bien-être des enfants », explique Julia Sauter, sociologue de la famille à l'Université de Lausanne, qui participe à cette recherche. Ce dernier point signifie que les parents ne parviennent pas à bien collaborer dans l'éducation de leurs enfants.

Selon Benedict Weizenegger, les adolescents réagissent de manière très variée face au poids d'un divorce. Chez certains enfants, les symptômes se manifestent de manière introvertie : « Ils sont peu sûrs d'eux, anxieux, adoptent un comportement dépendant, ne parviennent plus à se concentrer ou développent des troubles psychosomatiques tels que des maux de tête ou des maux de ventre », explique le psychologue pour enfants. D'autres, en revanche, deviennent bruyants, agressifs et présentent des troubles du comportement.

De quoi les enfants ont-ils donc besoin pendant et après une séparation pour ne pas en subir les conséquences à long terme ? « Ils doivent avoir la certitude de ne perdre ni leur maman ni leur papa », explique Claudia Starke. « Pour cela, les parents doivent renforcer leurs liens avec leurs enfants. » Ils doivent leur consacrer du temps afin qu'ils puissent se sentir en sécurité dans cette relation.

Souvent, c'est pourtant le contraire qui se produit, car la mère et le père sont accaparés par leurs propres sentiments, parce qu'ils ne vont pas bien eux-mêmes. Ils en viennent ainsi à perdre de vue les besoins de sécurité de leurs enfants.

Les parents doivent savoir accepter les émotions de leurs enfants

Il est toutefois important que maman et papa ne minimisent pas les sentiments des enfants et qu'ils laissent place au chagrin et à la colère. C'est également ce qu'a constaté Marianne Nolde. Elle est experte en psychologie auprès des tribunaux des affaires familiales en Allemagne et s'est elle-même séparée du père de ses fils. Dans son livre « Rester parents après la séparation », elle écrit que les parents doivent savoir supporter les émotions de leurs enfants.

« Les émotions refoulées finiront par trouver un exutoire – elles se manifesteront peut-être par des symptômes physiques ou des troubles du comportement. »

Marianne Nolde, experte en psychologie

Ce dont un enfant en colère ou triste a besoin, ce n'est pas d'une justification selon laquelle le divorce est la meilleure solution, mais de réconfort et de compréhension. « Ce qui n'aide en rien, c'est d'avoir mauvaise conscience à chaque manifestation de chagrin de l'enfant, parce que vous lui avez fait subir quelque chose d'aussi grave », écrit Nolde. Si l'enfant n'est pas autorisé à exprimer son chagrin, il risque de ne pas le montrer et de se renfermer sur lui-même. « Mais les sentiments refoulés devront trouver un exutoire – ils se manifesteront peut-être par des symptômes physiques ou des troubles du comportement. »

Il est essentiel que toute la palette des sentiments puisse s'exprimer. « Votre enfant a le droit de rire de bon cœur. Ce n'est pas une trahison envers l'autre parent, qui ne peut pas être présent pour le moment. » Ce dont un enfant de parents séparés a besoin, c'est en effet « l'assurance qu'il peut continuer à aimer ses deux parents ». L'étude FamyCH montre qu'outre une bonne coparentalité, un autre facteur contribue à améliorer le bien-être : une bonne relation entre les parents et l'enfant est déterminante à cet égard.

Les trois besoins fondamentaux d'un enfant

Pour qu'un enfant puisse s'épanouir, ses trois besoins fondamentaux doivent, selon Remo Largo, être suffisamment satisfaits. Et cela vaut également après une séparation. Tout d'abord, il doit se sentir en sécurité, ce qui nécessite la présence de personnes de référence familières et disponibles. C'est pourquoi, après un divorce, il devrait en règle générale entretenir des contacts avec ses deux parents.

Deuxièmement, l'enfant recherche la reconnaissance sociale, c'est pourquoi, à partir de trois ans, ses camarades et ses amis revêtent une importance fondamentale. Il convient, dans la mesure du possible, de préserver ces relations. Troisièmement, un enfant souhaite s'épanouir et développer ses capacités ; c'est pourquoi une séparation ne devrait pas lui causer de souffrance émotionnelle excessive.

« Si une assistance juridique s'avère nécessaire, les parents devraient consulter un avocat commun. Sinon, la seule question qui se pose est de savoir qui va l'emporter. »

Thomas Hess, psychiatre pour enfants et adolescents

Pour y parvenir, les parents doivent sans cesse garder une chose à l'esprit : les enfants sont au centre de tout. Nous ne formons plus un couple, mais nous resterons toujours des parents. « Il faut séparer la dimension du couple de celle des parents », explique Claudia Starke. Ce n'est pas toujours facile d'y parvenir.

C'est pourquoi tous les spécialistes recommandent de solliciter à temps une aide sous forme de médiation, de consultation ou de thérapie. Et « à temps » signifie, dans l'idéal, avant même la séparation. La colère, la tristesse ou la frustration envers l'ex-conjoint(e) doivent être gérées dans ce cadre ou exprimées ailleurs, par exemple auprès d'amis ou d'amies. Mais en aucun cas auprès des enfants.

Séparation

Au bout de deux à six ans, la plupart des enfants se remettent

Pendant et après un divorce, la plupart des familles sont en proie à l'agitation, à l'incertitude et au désordre. « La réorganisation de la famille après une séparation est un processus, et non un événement ponctuel », écrit Marianne Nolde dans son livre « Rester parents après la séparation ».

Selon la psychothérapeute Sabine Brunner, la situation se stabilise au bout de deux à trois ans dans 80 à 85 % des familles. La plupart des enfants se remettent bien du divorce au bout de deux à six ans.

Dans les 15 à 20 % restants des familles, les disputes persistent même après deux ans. On estime que 5 à 10 % des parents sont impliqués dans une guerre de divorce très conflictuelle.

Thomas Hess recommande de s'abstenir de faire appel à un avocat personnel : « Si une assistance juridique s'avère nécessaire, les parents devraient consulter un avocat commun – si possible, un avocat ayant une formation en médiation. » Sinon, le seul enjeu pourrait finir par être de savoir qui l'emportera.

La séparation, une solution de second choix

Pourtant, les adultes se soucient bien trop souvent de gagner ou d'avoir raison. C'est ce qu'a observé Marianne Nolde au cours de sa carrière d'experte auprès des tribunaux des affaires familiales. Les deux parents se considèrent comme des victimes et aucun comme le coupable. Chacun pourrait ainsi se sentir dans son droit. Or, cela empêche toute communication qui permettrait d'améliorer la situation des enfants.

Au lieu d'analyser les faiblesses de son ex-partenaire et de s'enfermer dans la rancœur, elle recommande de comprendre sa propre part de responsabilité dans l'échec de la relation de couple. Il serait également utile de considérer la situation du point de vue de l'autre.

Séparation : un petit garçon regarde par la fenêtre d'une voiture
Ruth est tombée amoureuse d'un autre homme alors que son fils Max avait environ un an. Deux ans plus tard, elle s'est séparée de Martin. Pour en savoir plus, cliquez ici.

Bien sûr, il faut toujours être deux pour entretenir de bonnes relations. Que faire alors si l'ex-conjoint reste sur la défensive ? Marianne Nolde recommande néanmoins de commencer par adopter une « communication plus bienveillante ». Ne serait-ce que pour donner un exemple positif aux enfants : « Ce que vous montrez aujourd'hui dans la manière de résoudre vos conflits avec votre ex-conjoint, c'est ce que vos enfants vont imiter. »

On ne peut pas changer le comportement de son ex, mais on peut changer le sien. Il est toutefois également important de fixer des limites si celles-ci sont franchies par l'autre parent.

Nolde qualifie la séparation de « deuxième meilleure solution ». La meilleure reste une famille unie, avec peu de conflits. C'est ce que confirment des études. Les enfants qui grandissent dans des familles où les conflits sont très vifs souffrent toutefois autant que les enfants de parents séparés qui continuent à se disputer.

C'est pourquoi le divorce est parfois la meilleure solution. Marianne Nolde en est convaincue : « La deuxième meilleure solution, comme j'ai souvent pu le constater, peut tout de même s'avérer très bonne. »

Ce texte a été initialement publié en allemand et traduit automatiquement à l'aide de l'intelligence artificielle. Veuillez noter que la date de publication en ligne ne correspond pas nécessairement à la date de première publication du texte. Veuillez nous signaler toute erreur ou imprécision dans le texte : feedback@fritzundfraenzi.ch